Un suivi psychologique est primordial lors d’une chirurgie bariatrique

Les statistiques montrent que chaque année plus de 60,000 personnes font appel à la chirurgie bariatrique pour une renaissance du corps et avoir un nouveau départ. Après de multiples échecs de régimes, on peut comprendre qu’une personne qui souhaite maigrir se désespère.

Désirer mincir est acceptable par la société et on aime tous voir une belle apparence, que cela peut permettre de ne pas creuser et devenir la cause de très nombreux échecs du projet.

L’importance de l’expression corporelle

L’expression corporelle est à décrypter par la personne en tout premier lieu. Plusieurs questions devraient être posées dès la moindre tentative d’intervenir par une façon de modifier l’apparence et la silhouette quoi que ce soit.

C’est totalement naturel que cette tentative ne puisse pas fonctionner, ce n’est pas rien que se forcer à moins manger, ce n’est pas rien que vouloir être une autre. On utilise ici le féminin parce que l’esthétique est une des premières raisons pour lesquelles de nombreuses très jeunes filles démarrent une carrière d’obésité.

Le coté psychique joue un rôle principal. Il sera plus facile à gérer si on est dans le cas où l’obésité n’est pas considérée comme un problème ou même une maladie. Les kilos possèdent parfois un sens et les encombrer peut éventuellement être utile s’ils sont vécus comme une solution.

Mettre l’accent sur la personne et non pas son poids

On constate que les calibres sont plus resserrés au cours de cette année (2021) afin que les seuils soient respectés : IMC égal à 40. Trop de deuxièmes, troisièmes interventions ont lieu. Les défauts n’étant pas travaillés, on prend les mêmes et on recommence sous prétexte que la santé l’exige.

Il est cert que la prise d’un surpoids est un problème quand la santé est dans un état de souffrance. D’une autre part, la santé psychique et mentale est un facteur important dans le comportement de chacun, y compris les personnes en obésité. Il est bien constaté qu’il ne faut pas réduire une personne à une seule de ses caractéristiques. On n’est pas qu’obèse, ou quoique que ce soit d’autre. Les préjugés implicites sont à regarder de très près. Une grande partie de la violence symbolique y réside. Le corps désirable plane sur les décisions inconscientes comme conscientes. Se faire aimer est l’enjeu.

Une renaissance ou une connaissance ?

Les déclencheurs sociaux de l’obésité sont importants et à prendre en considération. Ils ont la même importance que les autres causes. Dans le cas où la personne obèse décide de foncer vers une intervention bariatrique il trouve parfois que la réalité est décevante face à des illusions, et pour arriver à un poids idéal il y a un grand travail à fournir. En post-opération, lorsque les patients ne sont pas perdus de vue, certains sont très heureux. Et d’autres beaucoup moins.

Après de passer par une chirurgie de l’obésité et avoir un changement physique assez important, après un autre rythme de nourriture, les compensations précédentes vont changer et se modifier. Le comportement des autres change complétement. Le regard des autres peut mettre mal à l’aise. Même si les apparences sont attirantes, le taux de suicide qui augmente à plusieurs causes comme des dépressions, des toxicomanies. Toutes ces manifestations de mal-être donnent à voir autre chose qu’une fin idyllique.

Author: Delphine