Qu’est-ce que le drainage lymphatique 

Le drainage lymphatique consiste en une technique de massage pratiquée là où la circulation lymphatique n’est pas pleinement fonctionnelle dans le but de favoriser l’écoulement des liquides qui ont tendance à s’accumuler dans certaines zones du corps.

Les principaux objectifs de cette technique sont :

  • Améliorer la réabsorption de l’œdème.
  • Stimuler le système neuro-végétatif.
  • Favoriser la cicatrisation des plaies et des ulcères (surtout chez les diabétiques).

Largement utilisée également dans le domaine de la médecine esthétique, cette technique est largement utilisée pour minimiser les imperfections de la cellulite. Elle est également souvent recommandée en pratique post-opératoire après des opérations de liposuccion classique ou liposuccion vaser.

Techniques et avantages

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’un simple massage mais nécessite une parfaite connaissance de l’anatomie du système circulatoire et l’acquisition d’une technique très perfectionnée. En effet, le kinésithérapeute doit être capable d’agir exactement dans les parties du système lymphatique où s’est produite une stagnation de liquide, en procédant à des manipulations circulatoires adéquates.

Son habileté est basée sur l’application d’un léger mouvement de pression au niveau du système cutané, en veillant à ce que les mouvements maintiennent toujours une direction tangentielle. Une exécution correcte doit suivre le chemin de la lymphe, en partant du cou (siège des principales stations ganglionnaires) et en continuant vers les autres parties du corps.

Quand commencer les séances de drainage lymphatique ?

Généralement, la recommandation est que les séances de drainage commencent 48 à 72 heures après la chirurgie. Par conséquent, 2 ou 3 jours après la procédure.

De plus, le nombre de séances dépend des besoins de chaque patient. Pour certains, 10 premières séances suffisent, tandis que d’autres doivent prolonger le traitement jusqu’à disparition complète de l’enflure.

Drainage lymphatique : contre-indications

S’agissant d’une pratique thérapeutique, cette technique est contre-indiquée en cas de :

  • Présence de formes inflammatoires aiguës
  • Carcinomes ;
  • Maladie cardiaque compliquée d’œdème
  • Changements dans la pression artérielle (hypertension ou hypotension)
  • L’asthme bronchique
  • Thrombose veineuse profonde
  • Insuffisance cardiaque
  • Maladie thyroïdienne
  • Cycle menstruel douloureux
  • Premier trimestre de grossesse
  • Convalescence de maladies graves

En général, ceux qui subissent des traitements de ce genre doivent être en bonne santé, ne présenter aucun trouble cutané ou circulatoire et ne présenter aucune blessure d’aucune sorte.

Drainage lymphatique pendant la grossesse

Pendant la grossesse, le corps d’une femme subit des variations non seulement esthétiques mais aussi fonctionnelles. En particulier au deuxième et au troisième trimestre, la femme enceinte subit facilement la formation d’œdèmes provoqués par la stagnation des fluides dans le corps.

Cette technique peut être très utile pour éliminer les formations œdémateuses, mais elle ne doit jamais être pratiquée dans les trois premiers mois. À partir du quatrième mois, cependant, cela devient une pratique hautement recommandée aux femmes enceintes pour améliorer leur circulation et contrer l’accumulation de liquides.

Les méthodes lentes et superficielles qui caractérisent le drainage lymphatique garantissent un traitement non invasif et donc absolument inoffensif pour la mère et le fœtus. Avant d’effectuer tout traitement, la femme enceinte doit subir une série de manœuvres de pompage dans la fossette supra claviculaire. Arrivé au niveau de l’abdomen, l’opérateur doit effectuer des manœuvres absolument délicates et superficielles, afin de ne pas perturber le métabolisme de l’enfant à naître.

Author: Delphine