La chirurgie bariatrique et son impact psychologique

La chirurgie bariatrique est destinée pour les personnes obèses et vise à traiter leur problème de l’obésité. Cette opération médicale peut prendre différentes formes et techniques pour arriver au résultat souhaité : mise en place d’un anneau gastrique, ablation partielle de l’estomac ou dérivation du tube digestif. Quel que soit le type de chirurgie, ces différentes opérations transforment le quotidien des patients, et peuvent être éprouvantes psychologiquement.

Pour les patients atteints d’obésité, l’impact psychologique d’une chirurgie bariatrique est presque toujours sous-estimé. C’est pourquoi il est important d’être accompagné avant et après la chirurgie.

Un suivi recommandé avant la chirurgie

Particulièrement attendue par les patients atteints d’obésité, la chirurgie bariatrique peut parfois être mal vécue. Il faut savoir que la Haute Autorité de Santé recommande un suivi psychologique 6 mois avant la chirurgie.

En 2016, l’assurance maladie n’a pas accepté de prendre en charge de 29% des opérations bariatriques dans plusieurs établissements qui les pratiquent les interventions de l’obésité à grande échelle, parce qu’elles n’étaient pas conformes aux recommandations de la Haute autorité de santé.

Des conséquences psychologiques persistantes

Tout le long du processus des suivis post-opératoires, les patients ont avoué d’avoir des difficultés à gérer leur vie et notamment leur poids. Par exemple, ils avaient du mal à aider leurs enfants, eux aussi atteints d’obésité. Les chercheurs ont également constaté qu’ils étaient nombreux à conclure et à juger que leur hygiène de vie est la cause principale car elle est insuffisamment saine. L’activité physique était souvent l’un des éléments déclencheurs de cette culpabilité : ils étaient nombreux à avoir du mal à faire du sport, soit à cause de douleurs soit parce qu’ils se sont toujours considérés mauvais dans ces activités.

De la nécessité du suivi après une chirurgie bariatrique

Selon les chercheurs et les études, le suivi est nécessaire après ce type des opérations pour mieux accompagner les patients. C’est aux patients de se souvenir qu’il faut qu’ils contactent leur médecin traitant. Au-delà de son importance psychologique, le suivi médical participe aussi à la meilleure santé des patients. Pour l’Assurance maladie, il permet de rendre les bénéfices de la chirurgie bariatrique chez les personnes obèses durables et d’éviter l’apparition d’effets secondaires (carence en fer, en calcium, en vitamine D, etc.).

Les facteurs qui peuvent prédire des difficultés

Un traumatisme dans l’enfance

En remontant l’histoire personnelle des patients, on peut parfois rencontrer des cas d’attouchements durant l’enfance, l’adolescence ou même chez le jeune adulte. Dans ce cas, la prise de poids peut avoir servi de rempart pour se protéger du regard de l’autre.

La dépression

Il y a quelques personnes obèses ont des problèmes de dépression, ils imaginent qu’en perdant du poids, les gens et leur entourage personnel deviendront plus gentils avec elles et ça va changer juste à cause de l’apparence plus mince.

L’alcool

Les problèmes d’alcoolisme représentent aussi une contre-indication majeure. Car suite à la chirurgie, la nourriture ne pourra pas compenser certains manques, ce qui risque d’accroître d’autant plus les addictions.

Un suivi psychologique après l’opération ?

Après l’opération de l’obésité, on ne trouve pas des recommandations de la part de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur un suivi psychologique. Mais selon des études élaborées, certaines personnes n’en ressentiront pas le besoin, quand d’autres fixent un rendez-vous chaque semaine avant d’espacer les séances.

Author: Delphine